Reflexes archaïques

Les réflexes archaïques sont des mouvements involontaires présents chez le nouveau-né dès la naissance. Déclenchés de manière automatique par des stimulations sensorielles ou motrices, ils sont essentiels à la survie, à l’éveil sensoriel ainsi qu’au développement psychomoteur de l’enfant pour favoriser son adaptation au monde.

Ces réflexes primitifs permettent au bébé de répondre aux stimuli de son environnement avant que le cerveau ne soit suffisamment mature pour effectuer des mouvements volontaires.

La répétition de ces mouvements réflexes participe ainsi à la mise en place d’un réseau de connexions neuronales essentielles qui va permettre à l’enfant de franchir sereinement les différentes étapes de son développement en accédant à une motricité volontaire et coordonnée, une posture équilibrée, participant à une stabilité émotionnelle et une capacité d’apprentissage optimale.

Ces réflexes s’intègrent généralement au cours de la première année à mesure que le système nerveux se développe, c’est-à-dire qu’ils se mettent tout simplement « en veille » et ne s’activent plus de manière réflexe.

" Les réflexes archaïques sont nos fondations,
c’est sur eux que s’appuient toutes nos compétences "

Des réflexes primitifs non-intégrés...

Il arrive parfois que ce processus d’intégration soit perturbé par différents facteurs et laisse certains réflexes toujours actifs engendrant, à notre insu, des compensations corporelles. D’autres fois même, malgré une intégration dans l’enfance, certains se réactivent et ce quel que soit l’âge (suite à un stress, un choc émotionnel, un accident, une sédentarité excessive…).

La non-intégration peut alors provoquer des perturbations et troubles au niveau :

L'intégration des réflexes archaïques

Bien que l’intégration progressive des réflexes archaïques soit un processus naturel du développement chez le jeune enfant, la neuroplasticité du cerveau permet bien heureusement de modifier des connexions cérébrales à tout âge.

Identifier et remodeler des réflexes non-intégrés permet de stimuler les connexions neuronales nécessaires et bénéfiques pour un développement intellectuel optimal, un équilibre comportemental et meilleure gestion émotionnelle.

Les remodelages

La réinformation du système nerveux est proposée sous forme de :

  • stimulations tactiles
  • pressions isométriques contre résistance (légères)
  • mouvements primordiaux (du bébé)
  • mouvements rythmés
  • jeux de sacs de grains…

Il sera nécessaire à la suite de la séance de pratiquer quelques activités de renforcement quotidiennement pendant quelques semaines afin de soutenir les pratiques visitées et ancrer des améliorations.

Pour qui et pour quoi ?

L’intégration des réflexes archaïques s’adresse aux enfants et aux adultes qui ressentent des difficultés motrices, posturales, comportementales, émotionnelles et/ou cognitives (ou cherchent à améliorer leurs performances). Les consultations sont généralement profitables aux élèves en difficulté d’apprentissage et/ou porteurs d’étiquettes (l’agité, le maladroit, le rêveur…).

Je vous propose quelques indicateurs dans différents domaines pouvant suggérer la présence de réflexes non intégrés :

Moteur et postural :

manque de coordination (dyspraxie…), d’équilibre, maladresse, motricité fine et globale difficile, chocs fréquents, douleurs, tensions corporelles, compensations, mauvaises postures, troubles de la marche, difficultés pour la tenue du crayon, le laçage, le vélo, la natation, retards moteurs, performances sportives ou instrumentales à améliorer…

Sensoriel :

hypersensibilité tactile (chatouilleux, sensibilité aux étiquettes et textiles, réticence au toucher), auditive (bruits soudains), visuelle (lumière, accommodation), tendance à se sentir agressé par le monde extérieur…

Cognitif :

difficulté de mémorisation, compréhension, organisation, lecture, écriture, attention, concentration, retard ou troubles du langage, difficultés d’apprentissage, troubles « dys » (dyslexie…)

Emotionnel :

hypersensibilité émotionnelle, colères fréquentes, difficultés à gérer les frustrations, appréhensions, peurs, angoisse, anxiété, timidité, stress…

Comportemental :

énurésie, agitation, hyperactivité, compulsivité, porteurs d’étiquette (agité, maladroit, rêveur…), manque de confiance, difficultés d’endormissement, mal des transports, difficultés à se sentir pleinement présent, difficultés de communication et relationnelles…